Je n’ai pas donné signé de vie depuis un bon moment. « Donner signer de vie »… façon de parler, quand on est un fantôme ! Pour celles et ceux qui ne me connaissent pas encore, vous pouvez aller ici. Je refais surface parce que je vous observe et j’en vois parmi vous qui hésitent encore à aller voter dimanche. Je vous vois, pétris d’angoisse à l’idée d’être gouvernés par l’extrême-droite. Je vois, perdus dans des commentaires interminables en mode « de toutes façons, c’est foutu, donc à quoi bon aller voter ! »…
Mais moi, je vous le dis du haut de mes 118 ans : il faut vous ressaisir, les enfants ! Vous êtes la France quand même ! Vous n’allez pas vous laisser manipuler par la famille Le Pen et ses lieutenants ! Vous avez regardé le profil de ces candidats d’extrême-droite ? Plus d’un tiers d’entre eux sont des racistes assumés ou des ignorants (pour le dire gentiment). Je ne vais pas détailler tout ce que ce parti doit à la Russie de Poutine car vous le savez déjà. Je ne vais pas non plus expliquer pourquoi plusieurs millions de Français votent pour le RN, car cela aussi vous le savez déjà.
Mon seul propos aujourd’hui, c’est de vous dire fermement que les jeux ne sont pas faits : l’extrême-droite n’est pas assurée d’obtenir une majorité absolue à l’Assemblée nationale, mais le risque demeure réel. Et une bonne partie du résultat final dépend de votre mobilisation. Donc, si vous voulez éviter à la France de sombrer, si vous voulez dire « non à l’extrême-droite », allez voter dimanche ! Vous avez une chance que vous mesurez mal : vous avez le droit de voter. Et, pour tout vous dire, dimanche ce droit est en fait un devoir.
Et puis, mince quoi ! Je n’ai pas fait tout ce que j’ai fait dans ma vie, pour vous laisser faire n’importe quoi ! Les années de Résistance, les années au service du Général, vous croyez que c’était facile, tout ça ? Il a fallu mouiller la chemise, croyez-moi ! Alors vous n’allez certainement pas abandonner mon pays, votre pays, aux ennemis de la République, aux collabos, aux amis des dictatures, aux marchands de soupe ! Je ne vous laisserai pas faire.
Dimanche, je serai avec vous. Vous ne me verrez pas puisque je suis un fantôme. Mais je serai là , dans le bureau de vote, dans l’isoloir avec vous. Je verrai ce que vous faites. Et quand vous aurez glissé votre bulletin dans l’urne, je vous dirai merci. Vous vous sentirez bien. Vous vous sentirez plus forts ! A dimanche !
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